Du 11 au 15 OCTOBRE 2014
 DESTINATION : le SRI LANKA

Pratique

Le Sri Lanka en quelques mots

 

Electricité

230-240 V, 50 Hz, courant alternatif ; prises à trois fiches rondes. Emportez un stabilisateur de voltage le cas échéant, mais les adaptateurs sont faciles à trouver sur place.

 

Langue

Nos formules occidentales de politesse n'existent pas à Sri Lanka : le mot "aaibowan" les couvre à peu près toutes.

Français Cinghalais Tamoul
oui ou aamaa
non naa illa
bien sûr nattan taan
attendez un instant poddak inna oru nimishamirunga
Je m'appelle ... ma-ge nama yen peyar
banque bank eka bank
bus bas  
dîner paa kaama virundu
nourriture kaama saapaadu
marché market eka angaadi
1 eka onu oru
2 deka rendu
3 una muunu
4 hatara naalu
5 paha anju
10 dahaya patu
20 wissai irubadu
50 panahai ambadu
100 siiya nuuru



 

Conseils médicaux pour votre voyage au SRI LANKA 

 

Les 2 risques majeurs sont l'eau et les moustiques. 

Les moustiques sont les vecteurs notamment de la Dengue, du Chikungunya et du Paludisme.

La dengue appelée également "Grippe tropicale" sévit de manière endémique au Sri Lanka et connait une recrudescence lors des périodes de pluie (la saison de Yala, entre mai et août, apporte des pluies abondantes sur le sud, l'ouest et le centre de l'île). C'est une maladie virale transmise par un moustique du genre Aèdes (Aedes aegypti). Ce moustique pique essentiellement la journée, tôt le matin et en fin d'après midi, mais peut également piquer la nuit quand coexiste un risque de transmission du paludisme. La dengue se manifeste après une période d'incubation de 4 à 10 jours après la piqûre.

Pour information pensez-y si, de retour en France, vous présentez un syndrome de type grippal avec fièvre d'apparition brutale accompagnée de frissons, maux de tête, nausées, douleurs articulaires et musculaires et fatigue intense. Cette phase fébrile aigüe dure environ 3 à 5 jours et vers le 5e jour peut survenir une éruption cutanée. La maladie évolue spontanément vers la guérison en moins de 7 jours, sans séquelle.

Dans 5% des cas le patient peut développer une phase sévère caractérisée par des manifestations hémorragiques. Cette forme grave est le plus souvent annoncée par des signes d'alerte comme de la fièvre persistante >39° après le 5e jour, des douleurs abdominales intenses avec troubles digestifs, diarrhée et vomissements incoercibles, des saignements des muqueuses et une fatigue intense. Les paramètres biologiques confirment alors la chute des plaquettes (thrombopénie) et l'élévation de l'hématocrite. La sérologie confirmera le diagnostic de dengue. La prise en charge thérapeutique durant la phase fébrile consiste en un traitement symptomatique de la fièvre et des douleurs par le Paracétamol et à prévenir les risques de déshydratation.

L'aspirine, l'ibuprofène et tous les AINS ne doivent pas être utilisés en raison du risque hémorragique.

Ce n'est pas parce qu'on a attrapé une fois la dengue que l'on est immunisé ! En effet, il existe quatre espèces différentes de virus de la dengue appelés « sérotypes », et une même personne peut développer la maladie plusieurs fois dans sa vie, si elle est exposée à plusieurs sérotypes. A l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement préventif ou curatif de la dengue, ni de vaccin. 

Tout cas de dengue confirmé doit faire l'objet d'une déclaration à la plate-forme de veille d'alerte de l'ARS.

Un autre moustique du genre Aèdes (Stegomyia) albopictus, le Moustique Tigre, reconnaissable par sa silhouette noire à rayures blanches, est également connu pour être vecteur d'une autre maladie virale : Le Chikungunya. Il sévit également dans plusieurs zones urbaines notamment à Colombo et à Kandy.

Ce moustique pique également la journée. La maladie se manifeste après une incubation de 4 à 7 jours en moyenne. Une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) apparaît brutalement, accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, qui peuvent être intenses, touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). D autres symptômes peuvent également être associés, telle une conjonctivite, une éruption cutanée, des nausées.

L'évolution est rapidement favorable, si le malade répond bien au traitement symptomatique. Cependant, la maladie peut aussi évoluer vers une phase chronique marquée par des douleurs articulaires persistantes et incapacitantes

Le Paludisme est également présent toute l'année au Sri Lanka à l'exception des zones du sud-ouest de l'île (Colombo et Beruwala). Le risque existe donc dans la région de Kandy (groupe 2) mais il ne sera pas nécessaire de prendre un traitement prophylactique contre le Paludisme, la prévention passant là aussi par la prévention des piqûres du moustique Anophèle qui lui est lui plutôt du genre nocturne.

Il est donc indispensable de prévenir pour ces 3 maladies les piqûres de moustiques tout au long de la journée (risque le matin et en fin de journée pour l'Aèdes et risque nocturne pour l'Anophèle), 

en utilisant des sprays et répulsifs sur la peau et les vêtements : la substance active est le DEET qui doit être présent à des concentrations de 20 à 50 % pour les enfants >12 ans et les adultes et de 20 à 35 % pour les femmes enceintes (par ex : Insect Ecran, Cinq sur Cinq, Repel Ecran...) ; l'utilisation cutanée est limitée à 3 applications par jour.
en privilégiant les vêtements couvrants et amples
en branchant les climatisations
et en évitant les points d'eau stagnante (soucoupes des pots de plantes, gouttières mal entretenues par ex.).

L'eau est vectrice de maladies le plus souvent liées au péril fécal : ce sont le plus souvent des diarrhées infectieuses, virales ou parasitaires. 

La Turista est la plus fréquente dans les pays à faible niveau d'hygiène, les germes d'origine fécale étant véhiculés par l'eau ou par les aliments, par les mains sales ou par les mouches. 

Il est possible d'éviter ces épisodes diarrhéiques dès lors qu'on respecte certains conseils :

•lavage systématique des mains avant chaque repas et solution hydro alcoolique en sortant d'un lieu public,
éviter les salades, crudités et les aliments à base d'oeufs comme la mayonnaise ou les crèmes, glaces... éviter également le lait et les produits laitiers non pasteurisés,
peler les fruits frais ou bien les laver avec une eau propre ; attention aux jus de fruits servis en verre parfois dilués avec une eau non contrôlée,
attention aux glaçons préparés avec de l'eau non contrôlée ou manipulés avec les doigts,
éviter bien entendu l'eau du robinet et ne consommer que des boissons encapsulées ; il y a peu de risque avec les boissons chaudes,
éviter les viandes crues ou peu cuites ainsi que les poissons crus et les crustacés.

 



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